Marie Ndiaye, lauréate du prix Goncourt, aurait déclaré dans un entretien accordé au magazine les Inrockuptibles que la France (de Nicolas Sarkozy) était « monstrueuse ». Heureusement, Eric Raoult, député bien connu pour ses prises de position pleines de bon sens, lui a aussitôt répondu qu’en tant que lauréate du prixGoncourt elle n’avait qu’à fermer sa gueule.
C’est vrai quoi, si elle n’est pas contente Marie Ndiaye, elle n’a qu’à retourner dans son pays !
Hein ? Quoi ? On me dit qu’étant née en France, elle est française ? Et que justement, elle a quitté la France pour aller vivre en Allemagne ?
Justement. Je trouve ça un peu facile de critiquer la France alors qu’on est parti à l’étranger. Pour tout dire il y en a marre de tous ces écrivains qui se permettent de cracher sur leur pays alors qu’ils l’ont quitté. Et ça vient nous donner des leçons ! Et ça se drape dans des postures héroïques de rebelles contre l’ordre établi ! Descartes en Hollande, Voltaire en Angleterre, Victor Hugo à Jersey et Guernesey, et maintenant Marie Ndiaye à Berlin. Tous ces gens-là ne méritent pas d’être français et si j’étais Eric Besson, je les décherrais d’une nationalité française qu’ils déshonorent par leurs écrits et leur comportement.
D’abord qui est-elle, Marie Ndiaye, pour se permettre de tels propos ?
D’abord c’est une femme. Par conséquent, plutôt que d’avoir des opinions politiques, elle ferait bien de s’occuper du ménage, de la cuisine et de faire des enfants. Qu’on lui laisse écrire des livres, passe encore, il faut bien que la femme au foyer s’occupe et tout le monde n’est pas doué pour la broderie, mais faudrait voir à pas abuser en réclamant la liberté d’opinion et d’expression. Les femmes devraient déjà s’estimer heureuses qu’on leur ait accordé le droit de vote ! Vous allez voir que si on les laisse faire, elles prétendront bientôt être les égales des hommes !
Ensuite c’est une noire. Doit-on rappeler à Marie Ndiaye ce qu’elle doit à la générosité des hommes blancs qui ont eu la gentillesse d’abolir l’esclavage ? Alors que tout le monde sait bien que les noirs sont de grands enfants qui ont besoin qu’on leur dise ce qu’il faut faire sans quoi ils sont perdus. Regardez comment ça se passe en Afrique. Pour tout dire, on a été trop complaisants. Si cela ne tenait qu’à moi, il y a longtemps que l’esclavage et la colonisation seraient rétablis. Alors vous comprenez bien que lorsque ces gens-là réclament la liberté de parole, on est en droit de penser qu’ils poussent le bouchon un peu loin. Qu’on permette aux nègres d'écrire des livres, rien de plus naturel, mais de là à les laisser raconter n’importe quoi…
Enfin, elle est beauceronne par sa mère et là franchement, c’est un peu abuser que de se permettre de dire ce qu’on pense lorsqu’on vient de ce pays. Parce qu’il faut bien avouer que c’est par charité que la République a accordé la citoyenneté française aux paysans beaucerons. Sans la magnanimité de la mère patrie, ces gens-là seraient encore à subir leur condition de serfs attachés à vie à la terre où ils sont nés. Donc c’est bien grâce à la France que Marie Ndiaye a pu partir à Berlin. Par conséquent, il serait bon qu’elle reste à la place qui lui incombe et qu’elle fasse preuve de davantage de décence et de modestie !
J'aimais bien ce blog. Après une longue absence, revoilà Alain (Alain ?) ! Chouette, non ?
Tout de suite, une pièce de théâtre que je cherche à faire mettre en scène. Les candidatures pour les acteurs sont les bienvenues.
La scène représente la chambre à coucher de Justin, de nuit, dans le noir presque total. Légèrement sur la gauche se trouve le lit de Justin, carré, ne dépassant pas un mètre de longueur. À côté de celui-ci, on voit une toute petite table de nuit sur laquelle sont placés une lampe rose et un réveil Mickey, c'est à dire un réveil mécanique traditionnel surmonté de deux grandes oreilles de Mickey. Le papier-peint est également à l'effigie de Mickey. Sur la partie la plus à gauche se tient une très petite armoire en bois rose d'un mètre de hauteur. Sur le côté droit se trouve une fenêtre assez grande pour qu'y passent des dromadaires volants. La lune brille par celle-ci. Cette grande fenêtre est entrouverte. Soudain, un dromadaire doté de deux grandes ailes apparaît à travers elle et entre, suivi de deux de ses camarades. Maladroit, l'un d'eux chute bruyamment et réveille Justin. La lumière s'allume.
Justin (apparaissant comme un melon dans un pyjama Mickey, se redressant): Qui est là ?
Le chef des dromadaires volants : Personne.
Justin : Vous êtes sûrs ?
Le chef des dromadaires volants : Pratiquement, oui.
Justin : Vous savez que je vous vois ?
Le chef des dromadaires volants : Oui, on s'en doutait un peu. Ne vous inquiétez pas, nous ne voulons pas vous faire du mal. Nous voulons seulement que vous nous donniez votre réveil, puis nous partirons sans faire d'histoire.
Justin : Mon réveil... Mon réveil Mickey ?
Le chef des dromadaires volants : Celui-là même.
Justin : Mais pourquoi ?
Le chef des dromadaires volants : Pourquoi quoi ?
Justin : Pourquoi voulez-vous mon réveil Mickey ?
Le chef des dromadaires volants : Eh bien... Il est plutôt chouette, non ? (Il cherche l'avis de ses copains dromadaires volants qui acquiescent de leur tête de dromadaire.) C'est donc décidé, nous allons le prendre !
Justin : Non !
Le chef des dromadaires volants : Non ? Ne soyez pas ridicule, nous sommes trois dromadaires volants et vous n'êtes qu'un simple melon.
Justin : Oui, mais... même !
Le chef des dromadaires volants (à ses acolytes) : Bon, les gars, on laisse tomber, c'est une forte tête celui-là.
Un des dromadaires volants : J'ai entendu dire qu'au troisième, il y avait un poireau avec une serviette de bain Donald Duck.
Le chef des dromadaires volants : Banco ! Allons-y !
Les dromadaires volants filent par la fenêtre. Justin se lève pour aller la refermer, puis se recouche et éteint la lumière.
Rideau.
Parmi les obligations qui incombent aux professeurs de français, il y a celle de lire un certain nombre de pseudo-auteurs tels que Marc Lévy ou Paulo Coelho. Je dois cependant avouer que Marc Lévy et Paulo Coelho sont des gens qui font rêver le modeste petit prof que je suis. Réussir à vendre des millions de livres, ce n'est pas rien. Aussi décidai-je, Noël approchant, d’écrire moi aussi un livre de Paulo Coelho histoire de renflouer un peu mon compte en banque. Autant vous dire que je n'allai jamais au-delà du premier chapitre. Et je dois bien reconnaître que Paulo Coelho a bien du mérite! Ecrire un de ses livres est une tâche particulièrement emmerdante et sacrément ingrate. Presqu'autant que d'en lire un, c'est vous dire. Mais comme je ne voudrais tout de même pas être le seul à m'être emmerdé, je vous livre tel quel le résultat de ma tentative avortée.
On
me demande souvent comment j'ai publié mon premier livre. Je dois avouer que
c'est un peu par hasard. En tout cas je n'avais certainement pas planifié de
devenir un auteur à succès.. A l'époque, je m'ennuyais beaucoup, et m'ennuyant
beaucoup, je n'avais rien trouvé de mieux à faire que d'écrire tout ce qui me
passait par la tête sur des petits carnets. Un jour que j'avais invité un ami à
manger, incidemment, je lui parlai de ces petits carnets.
Intrigué, il me demande s'il peut en lire un. L'idée me répugne un peu, je lui dis que ces petits carnets ne contiennent rien d'intéressant, mais il insiste tellement que je finis par accéder à sa demande. Il lit le carnet sans s'interrompre, me dit qu'il aime beaucoup, me demande à voir les autres. Je cherche dans mes affaires, trouve quelques autres carnets que j'avais remplis de la même façon, il les prend et me dit qu'il doit les lire chez lui, à tête reposée.
Quelques
jours plus tard, il me rappelle, dans un état d'excitation inhabituel, il me
dit que ce que je lui ai prêté est absolument génial, qu'il tient à le publier.
Or, il se trouve que cet ami est précisément le patron d'une importante maison
d'édition. Je lui dis qu'il peut publier mes carnets s'il le désire mais qu'il
doit se tromper sur leur valeur littéraire, qu'il ne réussira jamais à en faire
un succès de librairie. Il n'entend que la première partie de la réponse et se
lance aussitôt dans une entreprise éditoriale dont il pressent – à ce qu'il
dit- qu'elle pourrait bien être le coup du siècle. Pour tout dire son
enthousiasme me laisse sceptique et j'oublierais bientôt toute cette histoire
si la publication de ce que je dois bien considérer comme mon livre ne se
révélait pas être un énorme succès. Les critiques littéraires qui n'y
comprennent rien en disent le plus grand bien dans le seul but de passer pour
des gens subtils, puis l'engouement gagne peu à peu le public. Je n'en reviens
pas qu'un texte à ce point incompréhensible puisse connaître un tel succès
planétaire. Entre temps les critiques littéraires vexés d'être noyés dans la
masse de mes admirateurs se sont mis à dire du mal de moi pour ne pas faire
comme tout le monde.
A la réflexion je finis par comprendre ce qui fait le succès de mon livre. Comme ce que je dis ne veut rien dire, n'importe qui peut y comprendre ce qu'il a envie d'y voir. Je suis toujours étonné de constater à quel point les interprétations de mes lecteurs sur mon oeuvre peuvent diverger. On me prête des intentions que je n'ai jamais eues, un message que je n'ai jamais cherché à transmettre. Dans ces cas-là je réponds en hochant la tête d'un air de profonde réflexion : « je n'y avais pas pensé mais vous avez sans doute raison. »
Avec
le temps, j'ai appris ce que cela signifiait d'être un écrivain célèbre. Parmi
les obligations de l'écrivain célèbre, il y a celle de se rendre aux réceptions
mondaines. Ce n'est pas forcément ce qui me plaît le plus, mais cela fait
partie des obligations du métier. Après tout, même l'éboueur qui fait un métier
exaltant qui le remplit de la plus grande satisfaction possible est obligé de mettre
un uniforme qui ne correspond peut-être pas à ce qu'il est réellement.
Ce soir-là, j'étais donc convié à une réception mondaine. Sur le chemin, je rencontrai un clochard qui me demanda si j'avais un euro pour lui. Malheureusement, je n'avais que des pièces marocaines sur lesquelles figurait la représentation du roi de ce pays.
A
la réception, je discutais avec un sportif assez renommé dont j'avais oublié le
nom qui me dit d'un air mystérieux : « je sais pourquoi vous êtes
ici... » J'étais mal à l'aise, pourquoi me disait-il cela ? avait-il
appris que j'avais couché avec sa femme ? « oui, je le sais parce que j'ai
lu vos livres, je comprends bien pourquoi vous vous intéressez à la cause des
pandas du Groenland... » J'étais soulagé et en même temps embarrassé : je
n'avais jamais parlé des pandas du Groenland dans aucun de mes livres, mais il
fallait que je fasse comme s'il était évident que tous mes livres n'avaient
jamais parlé d'autre chose.
Plus tard, lors du dîner, j'essayai de suivre la conversation de mes voisins de table, mais je ne pouvais m'empêcher de repenser au clochard qui avait croisé ma route. Il était question de l'impact du réchauffement climatique sur l'écosystème du panda arctique. Naturellement, ma voisine, une femme d'affaires serbo-croate dotée d'une plantureuse poitrine, me demanda mon avis sur la question. J'aurais dû lui répondre que comme tous autour de cette table la disparition annoncée du panda arctique m'attristait profondément mais que nous étions tous plus ou moins responsables de cet état de fait. Pourtant la rencontre que j'avais faite m'avait tellement troublé que je répondis d'une façon inattendue. « Laissez-moi vous raconter une histoire. Tout à l'heure, j'ai rencontré un clochard qui m'a demandé un euro. Je n'ai pas pu lui donner ce qu'il demandait parce que je n'avais sur moi que des dinars marocains. »
Je m'interrompis un instant, constatant que tout le monde m'écoutait attentivement, se demandant où je voulais en venir, ce qui, je dois le dire, ne m'arrangeait pas étant donné que je ne savais pas du tout ce que j'allais dire ensuite. Alors je fis ce que j'avais l'habitude de faire avec mes livres : j'improvisai. « Saviez-vous quel était le nom de la monnaie en France sous l'ancien régime ? »Tout le monde me regarda d'un air interrogatif. « C'était le Louis! Et vous savez pourquoi la monnaie avait ce nom ? Non ? Parce que c'était le nom du roi régnant. Les gens acceptaient d'être payés avec une monnaie qui portait le nom de leur roi et qui était à son effigie. Parce qu'ils avaient confiance en lui. C'est un peu comme si, pour payer mes courses, je donnais à la caissière une photo de ma petite amie à laquelle j'aurais donné son nom. Simplement parce que je lui fais confiance. » C'est ce moment-là que choisit un célèbre violoniste jamaïquain pour m'interrompre. « Vous avez tort de lui faire confiance, j'ai couché avec elle pas plus tard qu'avant-hier. » Cette dernière réplique fit rire toute la table et l'on se désintéressa de mon histoire pour écouter le récit d'une artiste taïwanaise qui avait mangé du renard lors d'une cérémonie rituelle mongole.
selon le Parisien : http://www.leparisien.fr/politique/l-ump-souhaite-depasser-obama-26-10-2009-688254.php
Langage journalistique
* « prise de bénéfices » = ça baisse, mais nous on sait pas pourquoi.
* « achats à bon compte » = mince ça monte ! Bill qu’est-ce qu’on leur dit ??
* « rallye haussier » = truc qui arrive quand tu es 100% liquide (ou en vacances).
* « journée de forte volatilité » = -10% sur ton portif.
* « Le pire est derrière nous » = c’est passque je vois pas bien devant.
* « une lumière au bout du tunnel » = c’est un train en sens inverse.
* « Achat Call… » = cette action ne montera plus ; vendre vite.
* « Achat Put… » = cette action a fini de baisser ; acheter vite.
Marchés
* « rumeur d’OPA » = cette boîte ne sera jamais rachetée par personne, JAMAIS.
* « OPA » = Offre Publique d’Achat : très bien, mais ça n’arrive qu’aux autres.
* « profit warning (PW) » = avertissement sur résultats ; -5% sur ton portif même si tu n’as aucune action de cette entreprise (si tu en as c’est -15%).
* « valeur refuge » = ça baisse peu certes, mais ça ne remonte jamais.
* « PER » = price/earning ratio : ratio qui fait joli mais qui sert à rien, en fait.
* « Analyse Technique (AT) » = méthode basée non pas sur les fondamentaux mais sur les statistiques et la psychologie des marchés, permettant de prédire un jour ce qui va se passer la veille.
* « acheter la rumeur, vendre la nouvelle » = expression que l’on comprend enfin le lendemain des résultats.
* « capitulation, sell-off » = occasion unique d’acheter au plus bas (une semaine trop tôt malheureusement).
* « rotation sectorielle » = le secteur avait bien résisté, mais cette anomalie a fort heureusement vite été corrigée.
* « bulle » = le dernier secteur en hausse ; ben maintenant c’est fini.
Macro
* « baisse des taux » = solution miracle pour faire remonter la bourse (pendant ¼ heure).
* « plan (Paulson, Bush…. » = si par hasard ça doit sauver quelqu’un, c’est pas toi.
* « récession » = invention d’économiste, qui lorsqu’elle est évoquée provoque immanquablement une récession.
* « crise des subprimes/credit crunch/CDS/CDO » = Bill, on a paumé 1000 milliards on sait pas comment, vite faut trouver un nom qui fait sérieux.
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Etant donné que mon activité a beaucoup changé je créé un nouveau blog spécialement pour mes aventures musicales :
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